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Antisionisme, soutien au Hamas : du GUD à LFI…
Il est intéressant et ironique de noter que les slogans et l’idéologie antisionistes/antisémites véhiculés par l’extrême gauche – particulièrement depuis les massacres du 7 octobre 2023 – sont mot pour mot les mêmes que ceux utilisés par l’extrême droite dans les années 1990-2000.
En effet, le GUD (Groupe Union Défense), mouvement étudiant d’extrême droite, radical et violent, fut un sympathisant actif du Hamas et du Hezbollah (à partir des Accords d’Oslo de 1993), tout comme LFI l’est depuis l’invasion sanguinaire perpétrée par les terroristes du Hamas dans le sud d’Israël.
Comme l’écrivit la journaliste Mélanie Dukan en mars 2000 dans le magazine L’Arche : « un tract distribué dans la cour de la Sorbonne par les militants d’extrême droite du GUD titrait : « Sionistes, hors des Facs », et « À Paris comme à Gaza, Intifada ! »
LFI et ses nervis d’extrême gauche ne font donc que recycler les slogans déjà formulés et scandés par le GUD, mouvement d’extrême droite néofasciste issu du nationalisme révolutionnaire…
Soulignons que le tract réalisé et distribué par le GUD en 2000 rendait un hommage appuyé à Yehia Ayache, dit « l’ingénieur », l’artificier du Hamas responsable de l’assassinat de dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants Juifs en Israël. Ayache fabriquait les ceintures d’explosifs que les kamikazes du Hamas faisaient sauter dans les lieux publics. L’assassin de masse que fut Ayache était alors décrit dans ce tract comme « un glorieux combattant du Hamas ». Il faut dire que Yehia Ayache avait déjà fait l’objet d’un culte particulier puisque les néofascistes du GUD placardèrent sur les murs de Paris une photo du tueur djihadiste afin de célébrer sa mémoire après son élimination en 1996 par le Shabak, le service de sécurité intérieure israélien. Notons que le tract dont nous parlons portait l’emblème du Hezbollah, celui-ci accolé aux symboles du GUD (aujourd’hui dissout) : le rat et la croix celtique.
Le Palestinisme n’est donc pas l’apanage de l’extrême gauche, même si on peut le faire historiquement remonter en France aux prises de position du groupe d’obédience maoïste, la Gauche prolétarienne (GP) fondée par Benny Lévy en 1968.
Rappelons que d’autres néo-nazis que le GUD s’en donnèrent à cœur joie dans leur détestation d’Israël et de son peuple (nous entendons par là le peuple juif dans son entier). Prenons l’exemple du magazine néo-nazi et négationniste Le Choc du mois qui parut entre 1987 et 1993. Ce magazine fut fondé, entre autres, par François Brigneau, ancien collaborationniste du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, puis milicien, et qui fut un intime de Jean-Marie Le Pen. Le Choc du mois fit par exemple l’apologie du terrorisme « palestinien » dans son numéro de juillet-août 1990. Cette revue proposa en effet plusieurs articles reprenant les thèmes, les thèses complotistes, le révisionnisme et les jeux de mots douteux qu’un Jean-Luc Mélenchon, une Rima Hassan ou un Thomas Portes n’auraient certainement pas boudés.
Sous le titre « Israël : tout est bon pour étendre la terre compromise » (on notera le jeu de mot médiocre, mais typique de ce genre de littérature pamphlétaire), on peut lire les mêmes poncifs antisémites et diffamatoires que l’extrême gauche contemporaine utilise depuis le 7-Octobre comme le fait de parler : « de centaines d’enfants palestiniens » prétendument « tués par l’armée israélienne ». Un autre article intitulé « Petits profits », se caractérise par l’un des clichés antisémites les plus populaires concernant « le Juif et l’argent », le texte prétendant qu’Israël s’enrichirait en « vendant des permis de séjours » aux « Palestiniens de Jordanie allant rendre visite à leur famille en Israël », etc.
LFI utilise donc aujourd’hui exactement la même rhétorique à l’encontre des Juifs et d’Israël que les activistes néofascistes du GUD dans les années 1990-2000.
Après tout, le grand historien Michel Winock le disait fort pertinemment : « L’antisémitisme est la haine la mieux partagée du monde. »
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