C’est la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) qui vient de faire savoir qu’elle envisage de poursuivre en justice Youssef Kobo, le conseiller à la diversité de la secrétaire d’État à l’Égalité des chances du gouvernement bruxellois.

L’homme, responsable de la gestion des problèmes de racisme et donc également d’antisémitisme, avait diffusé il y a deux ans à peine des publications violemment antisionistes sur Facebook, comparant notamment les soldats israéliens aux nazis, avec une caricature représentant l’État d’Israël égorgeant la bande de Gaza et présenté comme « le frère jumeau timbré d’ISIS », comme le fait remarquer la LBCA.

Il dit certes aujourd’hui regretter ces propos, les qualifiant d’« erreurs de jeunesse » et soulignant qu’il n’a plus rien posté de similaire depuis lors, il reste en place à ce poste sensible et garde la confiance de la secrétaire d’État en charge de l’Égalité des chances du gouvernement bruxellois.

L’antisémitisme comme « péché de jeunesse » pour un représentant de l’Etat précisément chargé, entre autres de la lutte contre l’antisémitisme, c’est  comme, le souligne à juste titre la lettre électronique de la LBCA, une énième version de l’histoire du pompier pyromane.

La Belgique a décidément bien du mal à accepter l’idée de la nécessité de lutter contre l’antisémitisme autrement qu’à travers des déclarations d’intention.