Aucune question n’est plus importante que celle qui porte sur les antécédents et les origines du judaïsme africain.

Qui sont ses chercheurs et quelles sources utilisèrent-ils ? Quelles implications en déduire ?

Certains ont prétendu que le judaïsme africain était dérivé du mythe. On peut se demander dans quelle mesure cette conclusion est justifiée. Il n’est pas sans importance de noter que ces chercheurs sont en général des spécialistes. Leurs études utilisent une approche locale en recherchant les sources relatives au droit coutumier purement locales et en produisant un ensemble de règles et objets qui préexistaient :

1. Jacques Faitlovitch est né à Łódź, en Pologne. Il fait des études à Paris en langues orientales, dont les langues éthiopiennes avec Joseph Halévy. Sous son influence, premier juif occidental à vivre avec les Éthiopiens en 1867-1868, il s’intéresse à la situation des Beta-Israel.
Grâce à l’aide financière du baron Edmond de Rothschild, Faitlovitch entreprend un premier voyage de dix-huit mois en Éthiopie en 1904, qu’il consacre à l’étude de la langue et de la culture beta-Israel.

2. Rabbin Ephraim Isaac est un érudit d’anciennes langues et civilisations sémitiques et de langues et de religions africaines / éthiopiennes. Il est le Directeur de l’Institut des Études Sémitiques (Princeton, New Jersey) et le Président du Conseil du Centre éthiopien pour la Paix et le Développement.

3. Jacob Oliel est historien, disciple de Théodore Monod, il a passé de nombreuses années à faire des recherches sur ce qu’a été la présence des juifs dans les régions sahariennes.

4. Maurice Dores, Chercheur et cinéaste. Maurice Dorès a vécu et s’est marié en République Centrafricaine et au Sénégal avant d’enseigner la psychologie et l’ethnologie dans les universités parisiennes. Son ouvrage Beauté de Cham mondes juifs mondes noirs(Balland, 1992) montrait la diversité des Noirs de confession juive de par le monde.

5. Michel Abitbol a enseigné à plusieurs reprises à Paris, notamment à l’EPHE, à l’EHESS, à l’Université Paris VIII et à l’Institut d’études politiques. En 2000, il a reçu de l’Académie française le Prix Thiers d’histoire et de sociologie pour Le passé d’une discorde : Juifs et Arabes depuis le viie siècle.

6. Tudor Parfitt est un explorateur britannique, historien et écrivain. Il est spécialisé dans l’étude de la communauté juive à travers le monde, en particulier en Afrique, Amérique et Asie. Il a mis au jour des communautés ignorant leur judaïcité d’origine.
Parfitt est professeur émérite à la School of Oriental and African Studies où il a fondé le centre d’étude juive. Il est également professeur distingué à l’Université internationale de Floride, directeur du programme d’étude juive, membre du Hutchins Center du Harvard College et associé senior du centre d’étude juive d’Oxford. Il est fellow à la Royal Historical Society.

7. Aurélien Mokoko Gampiot. : (Ethnicité, Migrations et Religions africaines « Christianisme et Judaïsme africains »)
Etudes du monde africain francophone en Afrique, Europe et Amérique. Qualifié aux fonctions de maître de conférence en sociologie et démographie.

8. Dr Shalva Weil, chercheur principal à l’Université hébraïque de Jérusalem et auteur de plus de 80 articles dans des revues savantes, a révélé l’histoire fascinante du Judaïsme antique. Shalva Weil a publié de nombreux articles sur les Beta-Israël, les juifs de Cochin, les juifs Baghdadi , Et les Bnei Menasheh. Elle est éditrice du patrimoine juif de l’Inde.

9. Elikia M’Bokolo est un historien, spécialiste de l’histoire sociale, politique et intellectuelle de l’Afrique. Personnalité de premier plan. Normalien, agrégé de l’Université, il est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris.

10. Dr Rabson Wuriga, Dr. Rabson Wuriga, un érudit et membre de la communauté Lemba du Zimbabwe. Il appartient au clan Hamisi de la communauté Lemba. Actuellement, il est impliqué dans la construction de communautés grâce à des travaux de recherche menés dans le cadre de l’Institut de recherche juive et communautaire. Université du KwaZulu-Natal