A Paris, les «Nuits debout» rassemblent place de la République des jeunes en révolte contre la situation économique, sociale et politique que connaît la France.

Le mouvement perdure, refuse l’enrôlement politique et reçoit des personnalités. Ses partisans vantent la démocratie et la liberté dont font preuve les jeunes citoyens. Les riverains se plaignent des nuisances dues aux bruits, aux comportements des participants, aux carences d’hygiène et aux déprédations subies par l’infrastructure privée et le mobilier urbain.

En visite place de la République, le philosophe Finkielkraut a subit des crachats. Il a été rudoyé, insulté, menacé et reconduit au nom de sa sécurité par des participants à la lisière des «Nuits debout».

Ce mouvement suscite des opinions différentes. L’agression subie par le philosophe n’est pas approuvée par tous les participants de «Nuits debout». 

Déjà, le mouvement viole l’intégralité des dispositions de l’état d’urgence en plein Paris. Il est désormais patent que la place de la République peut être dangereuse, qu’elle constitue un nouvel espace de non-Droit avec la novation de se situer à l’intérieur du périmètre urbain de la ville de Paris.

Les virulences contre Finkielkraut modifient le caractère d’espérance et de liberté des «Nuits debout». Ces «nuits» ont exprimé la haine, l’intolérance et la violence à l’égard d’un philosophe venu manifestement de façon pacifique et intéressée.

Triste expression que cette agora sans égrégore

Pierre Saba

18 avril 2016