Après le terrible attentat de cette semaine à l’aéroport d’Istanbul, je me devais de signaler toutes les failles que j’ai entrevues dans la sécurité en plein « Plan Vigipirate » dans les deux plus grands Aéroports parisiens, Roissy CDG, et Orly/Sud.

Tout d’abord je ne comprends pas pourquoi les voitures ne sont pas filtrées avant leur arrivée à l’aéroport comme cela se fait avant d’arriver à l’aéroport de Tel-Aviv Ben Gurion, la méthode a fait ses preuves, un coup d’œil sur les passagers peut avoir son effet, c’est vérifié, peut-être que les trois terroristes d’Istanbul ne seraient même pas arrivés à l’aéroport avec un bon « physionomiste ».

Après cette première faille, je me demande pourquoi les entrées dans les aérogares sont totalement libres, aucune fouille, aucun appareil détecteur, juste des policiers ou des personnels de sécurité… qui tournent souvent le dos, en tout cas quand je suis passé à Orly la dernière fois.

Mais ce n’est pas tout, à Orly, de la porte d’entrée dans l’aérogare, non gardée sérieusement, a une vingtaine de mètres juste en face se fait l’enregistrement des bagages pour Tel-Aviv, quand vous partez par Transavia, quand on sait que les passagers vers cette destination sont la cible préférée de tous ces criminels contre l’Humanité, on voudrait que l’on soit une cible privilégiée que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Plus grave encore, quand vous êtes dans la queue en colimaçon derrière un cordon très facile à escalader par dessus ou par dessous, et où n’importe qui peut se faufiler entre les passagers, pour soi-disant dire au revoir à quelqu’un, personne pour filtrer ou empêcher un terroriste éventuel, qui ferait semblant de venir saluer une soi-disant connaissance pour se faire sauter entre la centaine de passagers qui attendent.

J’ai remarqué également que n’importe qui, voyageur ou accompagnateur pouvait sans problème monter à l’étage supérieur par un Escalator, aucun contrôle donc au-dessus des salles d’enregistrement, c’est à partir du premier étage que les voyageurs repassent un contrôle de principe avant de passer aux fouilles corporelles.

Je trouve toutes ces carences inimaginables par les temps qui courent, nos vies sont en danger, à croire que ceux qui sont sensés s’occuper de notre sécurité pensent surtout à la leur, eux qui ont certainement un autre processus d’embarquement que « nous-autres »…

Une fois passé les contrôles corporels, il s’est trouvé que mon épouse et moi avions été fouillés dans le tunnel qui mène à l’avion, ce qui m’a plutôt rassuré, et, devant la gêne provoquée par cet ultime contrôle, les personnes qui furent chargées de nous palper entièrement de la tête aux pieds nous ont dit qu’elles étaient obligées de prendre à l’aveuglette pour les fouiller, une dizaine de passagers à chaque vol.

Je lui fis part de mon trouble ainsi que de mon inquiétude surtout pour le manque de contrôles À L’ENTRÉE de l’aérogare, elle tenta de me rassurer, des hommes en civil patrouillent également me dit-elle… Je lui ai fait savoir que ce n’était pas les trois soldats armés qui patrouillaient de long en large de cet aérogare tout à fait identifiables qui pouvaient poser problème à d’éventuels terroristes, qui n’auraient qu’à attendre qu’ils soient au bout de l’aérogare pour commettre leur attentat au bout opposé.

Je pense que ceux qui s’occupent de la sécurité des aéroports parisiens feraient bien de s’inspirer des mesures prises par Israël notamment, avant qu’il ne soit trop tard, on ne connaît pas encore les causes de crash de l’avion d’Egypt-Air, je ne parlerai donc pas de l’ennemi de l’intérieur, je veux parler de ceux qui travaillent dans ces aéroports et dont on dit que certains sont fichés « S », raison de plus d’être inquiets.

Il faudrait partager cette information afin qu’elle arrive un jour et le plus tôt sera le mieux, sur le bureau du responsable de la sécurité de ces aéroports, les failles dont je fais état sautent aux yeux, je n’espère qu’une chose, me tromper.