En Israël, être juif noir reste un handicap social.

Au delà du kidnapping de Abera, ceci indique bien qu’en général, la situation des juifs noirs reste difficile.

Les enlèvements d’Israéliens par les terroristes du Hamas ne sont donc pas un phénomène inédit. Mais on peut dire que par rapport aux rapts précédents, celui-ci est considéré de petite ampleur par le gouvernement. Ce fait est une cruelle conclusion pour le quatrième mandat de Bibi.

Il met en lumière les difficultés du monde juif noir qui n’ont pas été réduites par sa gouvernance. Tous les indicateurs, que ce soient ceux des revenus, du chômage, de l’éducation, de l’accès aux soins, montrent que les écarts se sont accrus (voir rapport OCDE 2015), alors qu’on espérerait l’inverse. On pourrait multiplier les exemples.

Quels enseignements tirons-nous de ce kidnapping ?

Nous sommes très frappés du silence de Bibi pour parler d’un problème structurel de la société israélienne. Il est très peu intervenu sur ces questions.

Malgré cela, Bibi reste populaire et demeure un symbole très fort. Mais son bilan reste très décevant. C’est là le cruel verdict de quelqu’un qui dirige le pays depuis vingt ans.

De ce point de vue, le kidnapping d’Abera est révélateur de la passivité et de la paralysie du système politique israélien.