A nouveau, le président de l’Autorité palestinienne Mahmud Abbas se distingue par sa haine des Juifs en général et d’Israël en particulier.

Étudiant en URSS, il avait déjà réalisé une thèse dans laquelle il niait la Shoah tout en la reliant au caractère prétendûment vénal des victimes juives exterminées. Abbas reconnaissait ainsi par une anomalie de l’esprit et au moyen de l’argumentaire antisémite l’existence de la Shoah qu’il niait simultanément.

Abbas n’en est pas à une contradiction antisémite près. Cette fois, il commet sa haine devant le conseil national palestinien. Il y indique, entre autres propos nauséeux, l’ »attitude sociale » des Juifs face à l’argent -le même argument dont se servent les tueurs antisémites en France-, développe le mythe antisémite des complots relatifs aux Juifs, nie l’Histoire des Hébreux sur leur terre, dénature les hypothèses ethniques relatives aux Juifs ashkénazes, justifie l’immigration des Juifs en Palestine britannique grâce au prétendu pouvoir financier des Juifs sur leur bourreau nazi, sans se demander pourquoi  les circonstances qu’il prétend si favorables aux Juifs les ont malgré tout conduit à la shoah.

A noter, mais ce n’est pas un scoop, l’absence de réaction négative de quelque membre du conseil national palestinien à l’antisémitisme de leur président, ce qui laisse envisager le rapport de leur assemblée à la démocratie et à l’éthique.

Haine récurrente et réitérée des Juifs en général et d’Israël en particulier, identité des arguments antisémites à la haine sempiternelle des Juifs et à la logorrhée nazie, double négationnisme historique à l’égard du sionisme et de la Shoah, tels sont en gros -évitons par commisération le détail- les facettes présentées par celui qui est l’interlocuteur numéro 1 des gouvernement israéliens.

Abbas pourrait se rappeler que les territoires perdus par son peuple l’ont été à la suite des agressions commises contre Israël et que les territoires sur lesquels il exerce son autorité l’on été grâce au traité de paix avec l’Etat hébreu.

La haine antisémite d’Abbas apparaît comme obsessionnelle et ontologique. Elle aveugle son expertise et trahit les intérêts de son peuple. Elle est inquiétante au regard de son rôle de négociateur et de partenaire avec l’Etat juif. Elle est indispensable à l’analyse des échecs de la paix entre Jérusalem et Ramallah.

Les insultes et les mensonges antisémites proférés par le président palestinien doivent être condamnés par les Etats et les groupes d’Etats  qui se réclament des droits humains.