Je suis antisioniste, pas antisémite

Combien de fois n’entend-t-on pas cette antienne ?

Outre le fait que cette dénégation évoque furieusement le caricatural « je ne suis pas antisémite, mais… », variante du traditionnel « je ne suis pas raciste, mais… », elle pose la question, rarement soulevée, du sens même du concept d’ « antisioniste » ou d’ « antisionisme », tant utilisé de nos jours, particulièrement pour rejeter toute accusation d’antisémitisme.

Le sionisme étant à l’origine l’idéologie qui prône l’établissement d’un Etat juif en Terre d’Israël, l’antisionisme est, par définition, celle qui refuse l’existence même de cet Etat, quels qu’en soient les contours et les modalités d’existence et quelle que soit la politique menée à l’égard des Palestiniens par son gouvernement.

Albert Camus n’a-t-il pas écrit que « mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde » ?

Que ceux qui utilisent ce véritable cache-sexe de la pensée antisémite qu’est l’ « antisionisme » assument au moins leur soutien au projet islamiste de destruction d’Israël, si bien incarné par le Hamas, mais également par le Hezbollah ou l’Iran des ayatollahs, complices actifs en Syrie de l’un des pires massacres de ces dernières décennies.