Nous sommes au mois de Adar, mois où nous devons ajouter la joie et bientôt nous célébrerons Pourim, la fête où tout est permis puisqu’elle a vu notre victoire sur Aman, le précurseur bien avant Hitler, du projet homologué de la « solution finale » appliqué au Peuple Juif.

A Pourim on se déguise, l’on échange des « michloar manot », on donne aux pauvres en argent l’équivalent d’un repas et les hommes ont l’obligation de boire jusqu’à ne plus être en mesure de distinguer entre le fourbe Aman et Mordechai notre sauveur !

Mais évidemment ce n’est pas tout…

A Pourim nous sommes tenus d’écouter dans les synagogues la lecture de la Meguila d’Esther, qui relate en détail toutes les étapes du complot contre Mordechai et le Peuple juif, complot qui sera déjoué par la Reine Esther, au péril de sa vie et à l’issue d’un jeune de trois jours suivi par tout le Peuple.

Les enfants adorent cette fête car la tradition est d’agiter des crécelles, taper des pieds, siffler et faire le maximum de bruit à chaque fois qu’est prononcé le nom de Aman !

Jusqu’à il y a trois ans…
Le 6 du mois de Adar, il y eut Itamar..
Et tout a basculé…

La famille Fogel, le père, la mère et leurs trois enfants dont un bébé dans son berceau furent assassinés sauvagement dans leur sommeil pendant la nuit du Shabbat.

Ces barbares hideux sortis de l’ombre et s’attaquant à des innocents sans défense représentent le mal absolu et je n’en dirai pas plus.

J’étais présente au cimetière de Guivat Shaul à Jérusalem au milieu de dizaines de milliers d’autres ce jour là pour dire notre ultime adieu à cette famille martyre. Il n’y a pas de mots pour décrire la douleur que nous ressentions face à cette innommable tragédie.

Pourtant, le Rav Ben Ishai et son épouse qui sont franco-israéliens et grand-parents des enfants sauvés, qu’ils ont adoptés, ont été et sont un exemple de Emounah et de force juive et de la vie qui triomphe encore une fois devant Aman.

Hier, jour international de la femme « Yom A Isha », je souhaite que toutes les femmes soient vaillantes, à l’exemple de la Rabbanite Ben Ishai et combattent là où c’est nécessaire pour réduire à néant les assassins barbares sortis de l’ombre.