L’information et les médias sont devenus des pouvoirs absolus. Les médias ne sont dépendants que de la règle mercantile de l’audimat.

Soumises à la règle de la concurrence et du profit. Elles s’engouffrent dans la ligne de produits qui se vendent le mieux sans tenir compte de leurs qualités, ni des conséquences de leur diffusion. C’est à qui tiendra la tête de gondole et présentera le scoop exclusif. C’est qui suivra, en modifiera l’emballage et remettra ça sur le marché.

On arrive ainsi à l’absurdité du sketch de Coluche sur la lessive, sauf que ces produits lavent le cerveau des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.

Ceux-ci finissent par gober tout ce qu’on leur envoie, c’est comme une drogue. Combiens entrent dans leur salle de bain  écoutant les nouvelles du jour sur le transistor, en se rasant. Avant même d’avoir déjeuné, ils ont soit une bonne raison de discuter en arrivant au bureau. Ou encore le moral dans les chaussettes et l’occasion de râler un peu plus, entre collègues.

Si ces informations ne servaient qu’à amuser ou distraire les oisifs de la matière grise, ce serait moindre mal. Mais le matraquage permanent sur des sujets sensibles, devient une incitation au lynchage. Et encore plus dans les têtes vides des fans de téléréalités ou de plus belle, vous savez du côté de Marseille… Cela leur ravage la matières grise et  créé l’appel au pogrom général dans le monde!

Or comme on le sait, les chaînes de Tv sont aux mains de financiers et d’actionnaires animés par la loi des dividendes. Parfois ce sont des investisseurs de pays où les droits de l’homme mais surtout ceux de la femme sont complètement bafoués qui en tirent les ficelles. On y coupe encore les mains des voleurs et on y décapite au sabre.

Si les pouvoirs exécutifs d’état sont encadrés par des modes de fonctionnement parlementaire . Par le conseil supérieur de la magistrature pour la justice. La presse n’a aucun encadrement, sinon une hypothétique morale. C’est bien mince face à la logique financière.

Il existe des supermarchés de l’information : AFP, Sigma, Reuter, Tass,  ils sont acheteurs des reportages filmés ou photographiques. Tout comme les chaînes tv d’ailleurs qui ont des reporters accrédités ou affiliés. Qu’ils soient indépendants ou salariés, leurs buts sont les mêmes : faire, de l’audience.

Certains reporters prennent parfois les risques qui les amènent trop loin et c’est le drame : Les décapitations ou l’égorgement filmés de James Foley et auparavant Daniel Pearl.

Enfin il y a les possibles impostures. L’affaire de Mohamed Al Durah a permis à France 2 de prendre la tête de l’information durant des mois. Son correspondant permanent à Jérusalem n’était pas sur les lieus. Mais sans vérification et en coupant les Rushs qui montrent des scènes truquées destinés à fabriquer de l’information. Il n’hésite pas à envoyer le scoop à sa rédaction. La directrice de l’information Arlette Chabbot passe le reportage à l’antenne, c’est le feu aux poudres. CNN et El Djazaira qui avaient reçu le reportage refusèrent de le diffuser et attendirent que France 2 en prenne l’initiative.

La deuxième intifada démarra aussitôt, les juifs dans le monde furent pourchassés et Israël mis au ban des nations.

Dans cette affaire, ce qui est le plus troublant :

  • Plusieurs caméramans autres que le palestinien qui a réalisé le reportage de France 2, étaient sur les lieux. Ils n’ont pas capturé une seule image de la scène…
  • Le palestinien qui filmait, a eu comme par hasard les batteries de sa caméra épuisées et n’a pas pu filmer la levée du corps de l’enfant. Alors que « A2 » avait affirmé qu’elle voulait ne pas montrer ces images au public.  Elle ne fournit à la cour qui jugeait l’affaire, qu’une partie des rushs qui sont sans équivoques. On y voit les palestiniens jouer à Palywood et rejouer des scènes avec ambulances et faux blessés… Qui se relèvent du brancard pour reprendre le plan!!!
  • Les expertises balistiques qui contredisent la thèse d’un tir israélien.
  • Les expertises médicales du père qui démontrent que ses blessures au bras ne peuvent être dues à des projectiles.
  • Enfin le dossier médical du médecin israélien qui lui a réparé les bras des années auparavant.
  • Trop tard le mal est fait !

C’est une des rares affaires journalistiques à être passée en justice, grâce à l’action de Philippe karsenty. La justice française ne pouvait donner tord à une chaine publique, « indépendance des juges ou antisionisme » ???

Cet été a vu les événements tragiques des trois jeunes israéliens assassinés et la guerre à Gaza.

Choux gras de tous les reporters qui se sont précipités sur les tas de ruines et sur les scènes de morts et de blessés palestiniens.

Le crédo de toute l’information internationale fût le score des victimes  qui s’est figé à plus de  2.180 palestiniens tués, 67 israéliens tués ! Minimisation des 4000 roquettes et du million deux cent milles civils terrorisés qui n’ont que 10 à 60 secondes pour trouver un abri!

On a été gorgés de reportages avec casque et gilet pare balle tournés à des lieues de toute action. De reporters qui tentaient de montrer leur courage et accusaient d’une seule voie les israéliens de commettre des meurtres, sous peine de menaces  et de bannissement du Hamas Land.

2.180 morts à Gaza et par même une seule égratignure ou entorse, chez ces reporters couvrant de si près le front !

Certes il y avait le risque mais si peu. Combien d’images envoyées par ces pigistes de la vidéo et de l’appareil numérique, combien de mises en scènes et de fausses informations ? Silence total, contraint et forcé sur le QG du Hamas où sont interrogés les assassins en chef.

La trêve d’une semaine a permis à certains reporters, pensant que cette affaire était finie d’essayer de faire des scoops en diffusant la réalité. Ceux-ci sont désormais persona non gratta au Hamas Land. C’est le cas de Matthieu Mabin qui fait un reportage pour France 24, montrant comment le Hamas choisit l’emplacement de ses sites de tir de roquettes. Prouvant ainsi que le système de bouclier humain est une réalité zappée par les médias. Malheureusement la sauce n’a pas pris. Et seuls deux autres médias ont suivis, mais n’ont pas été diffusés sur les chaines européennes: La Tv finlandaise et indienne!

Entre temps passait inaperçue l’avance des islamistes en Irak, des  semaines avant la trêve prolongée à Gaza. Pourtant des vidéos circulaient. Dont une filmée par les islamistes eux-mêmes. Donc sans intérêt de diffusion pour les médias, la tête embuées dans les panaches de fumées de Gaza.  Ils ont ignoré durant toute une quinzaine  le massacre de plus de 1700 sunnites. L’enterrement vivant de plus de 500  Yazidis !!! Le massacres de chrétiens!

Cette vidéo montrait des camions chargés de centaines de soldats sunnites et de civils aller vers les lieux de rassemblement des exécutions massives. La peur et la panique avec interview de certains tout jeunes gens avant le moment fatidique. Et enfin des scènes analogues à la Shoah par balle.

Pour compléter le tout, une chaine humaine, comme la chenille dans une soirée de mariage. Les hommes marchent sous les coups la tête baissée. Puis l’exécution un par un au bord de l’Euphrate, le bourreau armé d’un pistolet attend les deux aides qui trainent la victime et l’amène face au fleuve, le coup part, une balle dans la nuque. Le mort est projeté dans l’eau, le suivant arrive… Le quai est couvert de sang comme aux abattoirs, la détonation et suivie d’une courte prière au nom d’Allah…

I had a nightmare, if one day hamas won?

Il a  fallu la trêve prolongée pour que ces informations passent enfin sous le feu des projecteurs. Les persécutions des chrétiens, le massacre de Yazidis captent alors l’intérêt des rédactions. Qui après la fin de l’affrontement à Gaza n’ont plus rien à se mettre sous la dent.

Il est vrai que les scoops devant un parterre de journaliste d’une pleureuse professionnelle qui est filmée, photographiée sous toute les coutures y sont impossibles. Là bas on décapite les journalistes.

Alors journalistes ou paparazzis ? Les deux malheureusement et c’est humain. Durant l’intifada et le siège de Sarajevo, deux types de reporters :

  • Ceux des deux intifadas, heureux comme des princes, levés vers dix heures, départ vers n’importe quel point chaud. Ils arrivent en bande avec leurs gilets presse, Tv à côté d’une unité de gardes frontières. Et la danse commence, les jets de pierres de cocktails Molotov. La riposte israélienne et les arrestations de gamins, s’il y a des blessés et du sang, c’est mieux encore ! 15 heures le reportage est monté, il part pour le 20 heures. Douche, diner et sorties en boîte, la vie de château. Tel Aviv est connue pour sa Dolce Vita. C’est de l’info Paparazzi !
  • Autre théâtre Sarajevo, la Bosnie, là on ne joue pas. Les journalistes et la presse n’est pas prise en compte. Les balles perdues et les blessures sont fréquentes. Traverser sniper avenue, ce n’est pas allé au coin d’une rue de Jérusalem Est et faire du cinéma. Les risques sont réels. Et les bombardements aveugles ciblent tout le monde. C’est du reportage de guerre !
  • Oubliés les 20.000 civils afghans massacrés comme boucliers humains par les frappes de l’ONU.
  • Oublié Le Nigéria.
  • Oublié le Sud Soudan et ses dizaines de milliers de morts.
  • Oubliés les  massacres mondiaux passés sous silence!

Oublié le reste du monde…..Taïaut aux sionistes entourés de régimes islamiques qui ne rêvent que  du grand Califat de Bagdad, en passant par Damas, Beyrouth, Aman, Le Caire, Tripoli et Tunis.

Pour conclure, la complexité de l’information est difficile à analyser. Comment distinguer le vrai du faux ? Qui croire ?

Abstenez vous de juger et plus particulièrement lorsque les informations sont déchaînées et à charge contre une démocratie. Quand cette démocratie possède ses propres médias  prêts à dénoncer tout abus ou crime quelconque, comme les médias libres de l’état d’Israël. Et que ceux-ci ne suivent pas la tendance générale, dites-vous bien qu’il peut y avoir un sérieux doute sur ce que la majorité affirme.

Aujourd’hui Agence France Presse rime avec Agence France Paparazzis, comme la plus part de ses confrères… La loi du marché n’est ce pas !!! REFLECHISSEZ Y UN PEU!!!

PS: Je dois vous avouer, comme je regrette la presse papier et cette époque où les journaux pouvaient être recyclés. Découpés et enfilés à un clou, dans la cabane au fond du jardin. Ils permettaient à cette population sans eau courante, pleine de bon sens paysan. Mais qui savait lire et connaissaient les mesures agraires, et avaient leur certificat d’études, de passer un moment intime et après de se nettoyer le fondement à défaut du cerveau. Et  à ces médias d’avoir été utiles, au moins une fois, avant de rejoindre l’endroit idéal  que certains n’auraient jamais du quitter!!!!