Le président Reuven Ruvi Rivlin apporte une touche neuve pour l’Etat hébreu et la société israélienne. Il s’adresse, ainsi que son épouse, aux différents groupes qui composent l’identité israélienne. C’est vrai pour ses déclarations aux Arabes palestiniens, aux Druzes, aux Chrétiens de toutes confessions. Dans le cas des Ethiopiens, il est bon qu’il ait immédiatement réagi à un mouvement qui a éclaté comme en miroir des graves incidents qui se produisent sur le plan racial aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud.

Le Rav Ovadya Yosef a-t-il donné une décision halachique définitive ou a-t-il simplement mis un terme provisoire à une identité juive « en recherche » ? Il est évident que les « Ethiopiens » ne sont pas juifs selon la Halacha d’une manière comparable à celle des autres communautés judaïques.

A l’origine, l’Alliance Israélite Universelle (France) délégua des membres pour rechercher des Juifs « perdus ou sans connexion » avec le reste des communautés connues. Ils découvrirent que les Ethiopiens auraient des prières communes avec les Juifs. Peu, trop peu, mais les Beta Israel prirent alors une existence qui s’est affirmée ces dernières années par des rapatriements spectaculaires, typiques du dynamisme israélien.

En l’an 2000, le Musée d’Israël a choisi de marquer le bimillénaire de la naissance du Christ par une belle exposition sur la réalité particulière de l’Eglise éthiopienne. L’identité abyssine se fonde sur la rencontre entre la Reine de Saba et le Roi Salomon. Venue entendre la sagesse du roi, elle retourna en Ethiopie avec leur fils, Ménélik, donc il y a un lien quasi archaïque avec le peuple juif et Jérusalem.

L’envoyé du roi d’Ethiopie reçut le baptême du diacre Philippe et, du coup, à son retour au pays, les différentes ethnies éthiopiennes ont adopté un christianisme naissant, également enracinée dans la source de l’Eglise de Jérusalem. Il existe bien un double lien avec Israël, par la voie judéo-halachique, puis chrétienne, marquée d’une profonde antiquité, de signes imprégnés de caractéristiques judaïques, prières très proches communes aux Beta Israel et à l’Eglise orthodoxe éthiopienne.

La langue gheez (aujourd’hui non parlée) est sémitique, proche de l’araméen, de l’hébreu, du nabatéen. La Bible éthiopienne est dite « orthodoxe chrétienne » – elle reste la référence en Israël, s’écrit de gauche à droite (alphabet dit « fidäl ») et présente la particularité d’avoir ajouté des textes non canoniques qui sont des sortes de « midrashim/midrasha en gheez » ou explications qui viennent en appui des versets communs à toutes les versions hébraïques.

Tout cela confère une identité pour le moins contrastée sur le plan mental, historique, culturel, sociologique et linguistique. L’amharique a disparu bien plus vite que le russe ou le roumain de notre paysage israélien où l’intégration et l’assimilation à la réalité en construction permanente constituent un défi à l’histoire et au temps. Israël exerce une force d’attraction vers un creuset commun indispensable pour ses structures, mais qui procède parfois une sélection identitaire parmi ses nouveaux immigrants ou citoyens.

Les Ethiopiens parlent l’amharique, mais pas uniquement cette langue qui, dans la Corne de l’Afrique, est régionalement très précise entre Adis-Abeba et le Nord-Ouest du pays, en compétition avec de nombreuses langues et dialectes dans d’autres provinces.

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En Israël, on peut entendre de l’amharique, mais aussi le tigrinya, l’omoro et le wolayitta (plus proche du somalien) qui sont  sémitiques, liés à l’arabe et l’hébreu. Pour ceux qui viennent du Sud-Ouest de l’Ethiopie (Gambela), les dialectes sont Nilo-sahariens (Nuer et Mursi), entraînant donc vers l’Africanité centrale et continentale.

Là aussi, Israël a tenté et continuera de relever le défi de l’universalité, en particulier par la reconnaissance que tout homme, éparpillé dans le monde entier, est susceptible d’appartenir non seulement au peuple juif (amputé de ses 11 tribus sur le plan symbolique), mais d’être relié par sa foi et ses traditions à l’unité-même du Dieu Un révélé aux Patriarches et à Moïse lors de la sortie d’Egypte et du Don de la Torah.

En 1948-52, il était plus évident d’appeler et d’assimiler les Juifs issus du Machrek et du Maghreb, ne fût-ce qu’en raison des dangers à vivre dans des sociétés arabes violemment anti-sionistes, opposées à la création d’un Etat juif indépendant en Israël.

Cela explique la montée des Juifs d’Irak, de Syrie, de Libye et d’autres pays et les opérations alors exceptionnelles menées pour le rapatriement des Juifs yéménites. Ils avaient toujours été en contact avec les communautés juives de Pologne au niveau talmudique, mais on ne pouvait alors parler d’un aggiornamento culturel : faire brûler du feu pour se chauffer dans l’avion qui vole vers la Terre des Promesses n’était peut-être pas tout-à-fait à la pointe du progrès et en conformité avec le savoir-faire dont se prévalaient les Achkénazes de ces années pilotes… Ils se sont pourtant intégrés, tout en souffrant, eux aussi, de graves discriminations qui passeront sans doute plus vite en raison de l’inculturation obligatoire dans un Proche-Orient arabe et « oriental » par définition. Nous sommes plus friands de falafel et de houmous que de « kneydlech/קניידלעך », boules de matza plus Yiddishland USA.

Les Ethiopiens… Ils appartiennent aux visées plus tardives, donc plus récentes et plus modernes de l’aliyah « post-soixante-septarde ». Avant 1967, nul n’aurait pensé faire monter les tribus de l’Erythrée et d’Ethiopie, de l’Ogaden et de l’Afrique. Sinon peut-être, qu’il y a eu une période difficile, lors de la chute de l’Empire abyssin (1974) où les Israéliens ont été présents dans le désert d’Ogaden et furent donc en contact avec les « Beta Israel\ביתא ישראל » qui s’affirment de confession juive (vers le milieu des années 1970).

Deux axes permettent de mieux cerner la situation actuelle, en Israël, au Sinaï et en Afrique. L’Ethiopie moderne n’est apparue, comme entité cohérente au sens européen, tardivement, dans les années 1885. Auparavant, il s’agissait d’un empire d’Abyssinie, repéré dès la plus haute Antiquité par les anciens Egyptiens qui ont nommé la région « Punt ». La population est sub-arabique, majoritairement de race noire, en contact avec les Juifs de Jérusalem et considérés comme chrétiens dès l’époque apostolique.

Pour le reste, l’Abyssinie est restée isolée, sans être colonisée sinon de manière qui exprime précisément ce hiatus culturel : l’Empire ottoman s’est saisi de l’Erythrée (au nord) en 1525 pour une courte période. En 1935, l’Italie a voulu assurer un « protectorat » qu’elle décréta en italien. Il créa toutes sortes de malentendus car la version amharique, signée alors par l’Empereur Hailé Selassié, indiquait qu’il ne s’agissait que d’une collaboration pacifique.

La civilisation éthiopienne s’est donc constituée en apparente autarcie, habile à écarter toute forme de colonisation. Cela la rend bien plus libre que d’autres nations, africaines, arabes ou même les Juifs qui ont dû lutter pour leur autonomie et indépendance.

L’Ethiopien n’est pas un « archaïque » (sinon même un « arriéré ») : il est l’héritier d’une civilisation qui a au moins 3 000 ans, est prestigieuse, le relie à l’essence-même de la « négritude » africaine comme au Royaume de Juda, la foi chrétienne et l’héritage conjugué de sources paléo-chrétiennes (syro-orthodoxes jacobites, grecs orthodoxes, juifs de la tradition orale de la péninsule arabique, musulmans de Zanzibar, donc des Indes et de l’Afrique australe tandis que ses contacts ont été constant avec l’Afrique occidentale noire, avec de nombreux contacts sans conversion avec l’Islam).

Qu’est-ce-que le « reggae », même chanté par Serge Gainsbourg originaire d’Odessa, juif russe francisé avec une pointe d’accent cockney londonien ? C’est un chant éthiopien des Highlands locaux, capté par les esclaves noirs qui ont embarqué vers les Caraïbes et sont revenus très récemment à la faveur des mouvements de « libération noire » qui reste à confirmer outre-atlantique tout comme à Prétoria ou au Cap.

Sont-ce donc « gens incultes » ? Bon, un blogueur peut affirmer en toute honnêteté que certains Ethiopiens n’avait jamais vu de chaise ou de porte avant de découvrir l’opulence relative de l’Eden israélien.

Il est vrai que les services d’intégration israéliens suggèrent souvent que, dans un quartier où habitent beaucoup d’Ethiopiens, on se brosse les dents pratiquement à la fenêtre et de façon bien visible pour inciter la population à s’acculturer à l’hygiène bucco-faciale. Cela permet d’appréhender la modernité et ne pas mâcher des feuilles qui ont des qualités sanitaires malheureusement perdues dans notre contexte civilisationnel avancé et performant.

Il faut tenir compte de cette singularité éthiopienne et ce n’est pas très facile pour une communauté israélienne où tout le monde parle un sabir anglais, sa langue maternelle, sa langue « mamellaire » comme le yiddish ou le ladino, avec des lettres que l’on peut lire sans peine, alors que pour les Abyssins, il y a 33 signes de base (l’âge supposé de la mort du Christ) multipliés par sept lettres syllabiques vocalisées, soit 231 lettres alphabétiques et syllabiques à composer et déchiffrer.

Quel ‘oleh ‘hadash\עולה חדש, nouvel immigrant d’un continent réputé civilisé peut vivre sous la tente, à l’air, entre le bétail et quelques graines ? Il y perdrait son latin ou la tête… comme Robespierre. A ce niveau, la laïcité n’est plus ce qu’elle aurait pu être.

L’Abyssin était au Temple de Jérusalem, il est présent à Jérusalem dès avant la construction du Saint-Sépulcre et de la Basilique de la Nativité à Bethléem. Ce sont les famines successives et de mauvaises gestions économiques qui les ont expulsés de l’Anastasis (Eglise de la Résurrection); ils ont confiés leurs biens aux Grecs orthodoxes qui n’ont pas cru utile, tout comme les Coptes, de leur restituer leurs possessions lorsque la disette a passé.

Les monastères d’Ethiopie sont parmi les plus prestigieux. En 1975-76, comme je terminais la guerre du Viet-Nam, du Cambodge et commençais à recevoir les réfugiés (parfois crucifiés) du Liban, je fis connaissance des Ethiopiens dans leurs grandes diversités. Nous parlions de tout, mais sans aucun sens de l’état-civil, pas de date de naissance, pas de famille, pas d’histoire générationnelle, très peu d’anglais. Maigres, affamés, extrêmement pieux, marqués de cette foi viscérale de l’Afrique avec un fil ténu d’animisme bien plus présent dans le reste du continent.

C’est ainsi que, depuis bien plus que quarante ans, la diaspora éthiopienne s’est largement déployée dans le monde entier, jusqu’aux Amériques, l’Australie et l’Europe. On oublierait presque l’Union soviétique ! La fraternité socialiste-communiste a permis à de nombreux étudiants éthiopiens et érythréens de faire des études à Moscou ou à Léningrad.

Bon sang ne saurait mentir : le plus grand poète et écrivain russe, Alexandre Pouchkine descendait par son grand-père des montagnes d’Ethiopie, au point qu’on l’appelle « Ефиоп\l’Ethiopien » en russe. Dans la seconde église éthiopienne sur la place du Saint Sépulcre à Jérusalem, il y a une icône byzantine russe en son honneur et à sa mémoire… Autre conséquence : les évêques et hiérarques de l’Eglise éthiopienne Tewahedo orthodoxe sont souvent formés dans les académie théologiques orthodoxes de Loscou, Léningrad, aujourd’hui Saint-Pétersbourg. Il n’y a pratiquement pas de catholiques ou de protestants.

Il y a moins de quarante ans que l’Agence Juive et toutes sortes de Services juifs ou israéliens ont conçu le retour des Ethiopiens sur la terre des ancêtres. « L’africanité » israélienne est un « must » du rêve universel autant qu’une réalité enracinée dans le développement de l’homo sapiens.

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La réalité quotidienne est évidemment plus mitigée, mais encore faut-il la voir, essayer de la comprendre pour ce que ces « Israéliens éthiopiens » ont à dire. C’est bien plus délicat.

Les échauffourées se multiplient ? C’est une chose de saluer la communauté éthiopienne pour la fête du Sigd (fête de la prostration, de la supplication, du regroupement, סיגד\סגדא en hébreu et en araméen, comme « misgad\מסגד » qui veut dire « mosquée », « synagogue » pour les non-musulmans éthiopiens qui n’ont jamais accepté l’Islam). La fête est maintenant fixée au le 29 ‘Heshvan et se veut tant « Beta Israel » que le rappel de la cessation de la guerre qui opposait Juifs et Chrétiens au 16ème siècle, dans la Corne d’Afrique.

Les choc culturels sont d’abord profonds au sein des familles. L' »ancien » est dépouillé de son pouvoir paternaliste et tribal. La famille éthiopienne d’Israël est naturellement portée vers l’endogamie, c’est-à-dire qu’il est dificile d’envisager des liens durables avec des « non-abbyssins », Juifs en majorité mais pas uniquement. Pourtant, ils existent, sont en pleine expansion !

En revanche, il est pratiquement impossible de pénétrer sur les sites culturels de la communauté éthiopienne. Un « blanc » reste avant tout un blanc, achkénaze, sépharade, oriental ou indéfini et n’aura aucune chance de tisser un contact durable sans une vraie connaissance de l’amharique sinon du gheez. C’est aussi une attitude intra-tribale qui demeure vive et conflictuelle : le racisme interne est réel et persistant.

La jeunesse est dynamique. Il y a des conflits forts, graves, marquant les points d’altérité, voire de racisme dans un contexte où l’identité quasi ADN est fondamentale. Il n’en reste pas moins qu’il y a de plus en plus d’infirmières, d’étudiants en médecine, en informatique. Les restaurants éthiopiens se multiplient ainsi que les magasins qui vendent des produits ou des vêtements éthiopiens… sans compter la coiffure rasta qui s’acclimate aussi à la tendance sabra soft.

Les Ethiopiens sont également connus comme des sportifs exceptionnels. Il y va donc de l’endurance. On peut parler de la délinquance, de l’insubordination dans l’armée (souvent dûes à des clashes durs avec « ethnies » différentes comme les Russes d’origine). Ils restent des personnes de terrain, intuitifs et c’est un capital important pour Israël : les services de renseignements, la compréhension du monde africain où Israël a toujours été présent.

Enfin, la beauté des femmes qui avancent comme des gazelles est saisissante. En 2013, Miss Monde fut la Reine de beauté israélienne Yitish Aynaw. Les femmes policières éthiopiennes ont su s’imposer avec talent et poignes de velours acérées. Il y a même eu une première élue au Parlement ce qui malheureusement causa un incident significatif : en 2013, la députée de la Knesset, Pnina Tamanu Shata, se vit interdire de donner son sang à l’antenne Knesset du Magen David Adom par crainte qu’ayant vécu en Ethiopie, elle n’ait été contaminée par le Sida….

Les Ottomans avaient conçu de séparer l’Erythrée qui est au nord de l’Ethiopie. Il s’agit d’une région tantôt autonome, tantôt cherchant à se libérer politiquement de la coupe abyssine. Aujourd’hui, la question est difficile et symptômatique de problèmes plus étendus.

Il n’y a pas de Beta Israel érythréens. Les Erythréens sont tous chrétiens, de la même antiquité historique que l’Eglise d’Ethiopie, de même langue liturgique et tous se sont libérés seulement récemment des orthodoxe coptes d’Egypte… avant de se scinder en deux patriarcats orthodoxes distincts. Le patriarche érythréen est à peine reconnu canoniquement et est, pour l’instant, en prison.

Les Erythréens fuient la famine, un chômage effroyable et, passant par la péninsule du Sinaï, essaient de trouver un abri en Israël, sans doute en raison de l’accueil favorable qui fut réservé aux Beta Israel et d’autres. Ils s’inscrivent donc dans la marée migratoire similaire à celle des « vagabonds » qui errent sur la Méditerranée. Il y a d’autres « vagabonds » : ce sont les « Falashas », telle est la signification du nom, terme négatif et uniquement « éthiopien » à propos de certains crypto-chrétiens qui veulent immigrer en Israël.

Il faut tenir compte de ce « mix » inter-tribal chargé d’africanité, en soi très positive pour Israël. Les manifestations à Tel Aviv-Yafo font suite à celles des « réfugiés » souvent parqués dans le sud, avant d’être expulsés. Cela divise profondément la société tel-avivienne. Ils vivent dans des conditions honteuses dans des camps d’internement. L’actualité récente a montré que ceux qui ont été reconduits à la frontière, ont été sauvagement assassinés par Daech en Libye. Ils étaient érythréens.

Il reste la valeur admirable de l’apport culturel de la civilisation éthiopienne pour Israël comme pour le Moyen-Orient. Cet aspect est sensible dans les milieux universitaires et académiques, donc assez peu présent dans la vie quotidienne. C’est là le hic.

On rencontre, dans les rues de Jérusalem et d’ailleurs, des femmes et des hommes tatoués : une croix ostensible sur le front, de forme sophistiquée, ou encore sur les bras ou aux poignets. Juifs ? Oui, à n’en pas douter… à la mode locale et proche-orientale. D’autant qu’il n’y a pas de lieux de culte chrétiens pour eux dans le pays. Sauf à Jérusalem où un très grand nombre de fidèles fréquente les Lieux Saints, se mêle aux chrétiens abyssins sans qu’on puissent clairement distinguer l’identité de chacun, sinon que l’oeil saisit à la longue ces détails identitaires. Ils allument les lumières du Chabbat et trouvent parfois le moyen de se rendre à l’église en Vieille-Ville. Bref, on se croirait en Biélorussie dans les années 1900.

L’archevêque de Jérusalem est désormais le Patriarche des orthodoxes éthiopiens Tehawedo Mateos, un homme d’une grande culture, ouvert à la société israélienne.

Précisément, à Jérusalem où l’Eglise éthiopienne est présente – ce qui n’est pas le cas dans le reste du pays – le nombre des pèlerins augmente chaque année, venant du monde entier, d’Afrique, mais aussi des pays du Moyen-Orient où beaucoup travaillent comme expatriés.

Archaïsme et futurisme se retrouvent donc sur cette terre d’ancienneté et de « primauté » dans la quête de la foi comme dans le passage entre l’Afrique, l’Europe, l’Asie et cet état novateur, mêlant innovations et traditions. Les sidourim de prières juives en amharique fleurissent un peu partout, souvent en versions bilingues, voire avec des transcriptions en caractères « fidäl ».

Choc culturel ou obligation de vraiment respecter les Mitzvot et reconnaître en tout être humain l’image et la ressemblance de l’Eternel ? Le pari de l’universel singulier prend un look reggae, cheveux au vent rasta.

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